março 23, 2012

Terrorismo islamista: o fim da excepção francesa de ausência de atentados domésticos (cartoon de Laora Paoli na Slate.fr)

La tuerie perpétrée par Mohammed Merah porte un coup sévère à une institution sécuritaire qui se targuait d'avoir tenu la France à l'écart du terrorisme le plus violent. Si les tensions raciales et confessionnelles ont pu déboucher sur de violentes émeutes, Paris n'avait en effet pas connu d'attentats de l'ampleur de ceux de Londres, Madrid ou New York.

Après une série d'attentats dans les années 1980 et 1990, principalement revendiqués par le GIA (Groupe islamiste armé, algérien), les autorités françaises avaient été les premières en Europe à s'intéresser aux violences des extrémistes musulmans, à une époque où les Britanniques se préoccupaient des paramilitaires irlandais et les Espagnols des indépendantistes basques. Cela avait conduit nombre d'organisations islamistes à quitter Paris pour Londres, où les forces de police et de sécurité les laissaient à peu près tranquilles. On estimait alors que cela faciliterait l'infiltration de ces mouvements, et qu'ainsi, les djihadistes locaux ne s'en prendraient pas à leur pays de résidence. Les attentats dans les transports londoniens en juillet 2007 ont prouvé le contraire. Paris et d'autres capitales alliées, dont Washington, avaient d'ailleurs mis en garde contre cette éventualité.

Parallèlement, la France s'était probablement mise temporairement à l'abri en refusant, contrairement au Royaume-Uni et à l'Espagne, de participer à la coalition américaine qui a envahi l'Irak - participation qui, à l'époque, fut le principal argument de radicalisation des jeunes musulmans britanniques, selon Eliza Manningham-Buller, qui dirigeait alors le MI-5 [le service de renseignement intérieur britannique].

Mais le répit français a été de courte durée et la France, en particulier sous la présidence de Nicolas Sarkozy, a adopté une position de plus en plus agressive en matière de lutte antiterroriste. Selon des chiffres publiés l'année dernière par Europol, la police européenne, la France a réalisé 94 des 179 arrestations d'"individus liés au terrorisme islamiste", soit plus de la moitié. Ce qui, selon les termes du gouvernement français, faisait du pays "le premier rempart contre cette menace en Europe". "La méthode préventive à la française paie", insistait le criminologue Alain Bauer, qui conseillait les autorités sur la question de la menace terroriste. [...].

Ver artigo original do The Independent e a tradução francesa do Courrier International

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